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Automobiles: l’Afrique tente d’imposer ses propres marques

ReportagePublié le 29-10-2015 18h55

La marque Kantanka, made in Ghana (Ph: DR)

L’Afrique a aussi ses marques de voitures ! Timidement, mais surement, certains pays africains se lancent dans l’industrie automobile en créant de toutes pièces des véhicules qui collent à la peau des réalités du continent. Les têtes de peloton sont aujourd’hui le Ghana, le Nigeria et l’Ouganda. Plongée dans l’univers des véhicules «made in Africa».  

Au Ghana, une voiture qui parle…

 

Le Kantanka est une marque de voiture dessinée et fabriquée au Ghana. Elle émane du génie-créateur de Kwadwo Safo, fondateur et propriétaire du groupe Kantanka & Company. En 1998, Kwadwo Safo se lance dans la fabrication d’une berline, sous la marque Kantanka. C’est la toute la première voiture « made in Ghana ». Dix ans après, il va plus loin en fabriquant une version limousine, longue de 26 mètres et marquée d’une étoile, comme celle du drapeau national. Aujourd’hui, l’automobiliste fabrique des 4X4 à moteur électrique alimenté par des batteries rechargeables.

 

En outre, la voiture parle Twi, la langue Ashanti. « Quand vous démarrez, elle vous parle, vous demande de vérifier l’eau, le carburant, les pneus et d’attacher votre ceinture de sécurité. Si tout est ok, elle vous souhaite bon voyage», explique l’inventeur. Le travail de Kwadwo Safo a dépassé les frontières de son pays. A juste titre, il avait reçu la visite de Paul Wolfowitz, alors Directeur Général de la Banque Mondiale.  En termes de production, le chercheur fabriquait jusque là, en moyenne, deux voitures par an. Ce nombre, le constructeur ghanéen entend le porter à 500, grâce notamment, à la construction d’une grande usine d’assemblage.

  

4000 véhicules produits par an chez IVM, au Nigeria

 

Innocent Chukwuma est un homme d’affaires nigérian. Il est lui aussi constructeur automobile, propriétaire de la marque Innoson Vehicle Manufacturing (IVM) appartenant à son groupe Innoson Group. Ancien mécanicien de motos, il affiche aujourd’hui, avec fierté, la montée en puissance de son groupe. «Nous sommes la première chaine de production de véhicules du Nigeria», dit-il.

 

Dans sa localité à Nnewi, à environ 400 km de Lagos, capitale économique, il sort des véhicules estampillés IVM, avec comme atouts indéniables, l’utilisation de pièces locales, même s’il importe les moteurs et les châssis du Japon. 

 

En 2014, le chiffre d’affaires de son entreprise était estimé à 30 milliards de FCFA, avec une production annuelle de 4000 véhicules. Ambitieux, la marque IVM veut se faire une place au soleil à côté des grands constructeurs d’automobiles comme Renault, Nissan ou Toyota, bien implantés en Afrique.

A-t-elle les ressorts nécessaires ? En tout cas, cette société n’est pas laissée pour compte. Car elle bénéficie du soutien sans faille du  gouvernement nigérian. «Innoson Vehicle Manufacturing Company a été mandatée par le Président de la République Goodluck Jonathan» au moment où il était au pouvoir, explique Innocent Chukwuma.

 

En effet, dans sa politique d’encourager la firme à écouler ses produits sur le marché local, l’Etat a décidé de surtaxer les véhicules importés. Par ailleurs le gouvernement passe commande de pick-up destinés à la police, ainsi que des bus adaptés au transport urbain local. IVM dit pratiquer des prix bon marché, plus bas que ceux les voitures d’occasion importées. 

  

En Ouganda, une usine de montage à 300 millions

 

En Ouganda, c’est un autre tableau de bord que présente le secteur local de production automobile. Ici, la marque locale s’appelle Kiira (Kiira EV Smack) de Kiira Motors Corporation (KMC), fruit d’imagination d’étudiants. Cette voiture qui est de type hybride allie la puissance du moteur diesel ou à essence à celle du moteur électrique.

 

L’ambition des concepteurs est claire: arriver à une production en masse. Ce qui passe nécessairement par une mobilisation de fonds d’une valeur de 300 millions de dollars (150 milliards F CFA) pour ouvrir une usine d’assemblage. 

 

Ces marques, illustration du génie créateur africain, augurent de lendemains meilleurs dans l’industrie automobile en Afrique. La dynamique de la production par des politiques de développement accru devrait être soutenue par la volonté politique, si l’Afrique envisage de se positionner demain comme pourvoyeuse de ses propres voitures. Dans le même temps, il faudra faire face aux «vieux loups» de l’industrie du montage, apanage de grandes firmes occidentales et asiatiques, solidement implantées sur le continent.

 

Marcel APPENA

a.marcel@acturoutes.info

 

 

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