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Sécurité routière: le chemin reste long, même avec le radar automatique

EnquêtePublié le 16-04-2018 19h08

Il est prévu l’installation de 10 radars du genre cette année sur les routes ivoiriennes. Photo DR

L’autoroute de Grand-Bassam dispose d’un radar fixe automatique. C’est le premier outil du genre installé sur le réseau routier ivoirien, en vue d’engager un corps-à-corps contre les excès de vitesse et par conséquent les accidents de la route. Le disposiifi installé au point de la localité d’Anani a été présenté ce vendredi aux ministres Amadou Koné et Amédée Kouakou, respectivement en charge des transports et des infrastructures économiques. Le radar fixe automatique a l’avantage d’éliminer les suspiscion et les contestations des usagers flashés en cas d’excès de vitesse vu qu’il «permet de controler les vitesses sans l’intervention humaine», selon les propos du Directeur génral de l’Office de sécurité routière (OSER), Dr Echui Aka Désiré. Le materiel, alimenté à l’énergie solaire, est composé d’une caméra fixe qui de jour comme de nuit enregistre tous les mouvements d’engins roulants sur la voie avec une capacité de 50 000 images. . Les cas d’excès de vitesse sont automatiquement détectés et transférés dans une unité centrale qui transmet la capture d’écran au centre de traitement basé à l’OSER. Une fois en possesion de cette donnée, l’OSER lance la recherche de l’immatriculation du véhicule dans la base de données du ministère des transports. Le propriétaire de l’engin est ensuite identifié et une alerte sur l’infraction commise lui est envoyée via son contact téléphonique pour que ce dernier s’acquitte de l’amende infligée. Cette première phase franchie, l’OSER lance à travers le réseau intégré des structures en charge du transport routier une alerte sur le véhicule fraudeur au cas où le propriétaire traine les pas pour payer l’amende. Le destinataire de l’amende sera épinglé soit lors du règlement de sa vignette, soit lors de sa visite technique. Ces opérations sont effectuées à la Socitété ivoirienne de contrôles techniques automobiles (SICTA). Le filet sera déployé jusqu’au Centre de gestion intégré (CGI) où sont délivrés les titres de transport. Les autorités envisagent même d’impliquer les maisons d’assurance automobile dans la traque des automobilistes indélicats. Ce processus soulève la haute portée de l’interconnexion des bases de données des différentes structures sous la tutelle du ministère des transports à travers un sytème informatisé. C’est l’un des volets de la mission confiée au CGI piloté par le groupe Quipux Afrique. Par des données biométriques, tout usager peut être suivi (et donc retrouvé) à partir de la plaque d’immatriculation de son véhicule ou de son numero de permis de conduire. C’est aussi une épreuve de fiabilité des données sur les abonnés à la téléphonie mobile. La Côte d’Ivoire compte 32 millions d’abonnements aux télécommunications, selon les chiffres du gouvernement. Les usagers sont appelés à seré-identifier avant le 30 avril. «Ne vous en faites pas il (l’automibiliste en infraction) sera retrouvé tant qu’il sera sur le territoire de la Côte d’Ivoire. Des opérations coup de poing seront organisées par les forces de l’ordre. Au cours de ces oprations, on va contrôler l’immatriculation des véhicules avec la base de données des infractions sur la vitesse que nous avons», a confié Maiga Ousmane, chef du service des interventions à l’OSER. Même en misant sur la possibilité de retrouver tous les auteurs d’infractions à la vitesse, la vigilance va rester de mise sur les routes avec la police spéciale de la sécurité routière. Le responsal de cette unité, le Commissaire Kader, a affirmé à Acturoutes que ses éléments ont prêts à engager la bataille pour améliorer la sécurité des usagers de la route. «Nous demarrerons nos activités dans moins de deux mois. Bientôt nous recevrons des équipements en matériel roulant de haute gamme», a-t-il assuré. L’absence d’une réaction immédiate reste cepednant une brèche dans laquelle d’autres externalités peuvent se glisser au profit des «champions de la vitesse». Si rien n’est fait pour l’arrêter sur le fait, l’automobiliste a la latitude de commettre plus loin des dégâts Par ailleurs, à l’évocation de l’amende forfaitaire de 2000 FCFA prévue pour tout cas d’excès de vitesse, le ministre des infrastructures a réagi (tout confus) «à ce prix-là… il faut que ce soit plus dissuasif». Pour un pays qui perd plus de 100 milliards de FCFA par an dans la prise en charge des accidents de la route, 2000 FCFA d’amende est un tarif «résiduel». Au Sénégal, l’excès de vitesse expose l’automobiliste à une amende de 10 000 FCFA. Elle monte à 25 000 FCFA au Cameroun. Dans le cadre du Projet de transport urbain d’Abidjan (PTUA). Il est prévu l’installation de 10 radars du genre cette année. A terme, la Côte d’ivoire en disposéra d’une centaine. Un investissement énorme, car un radar coûte à lui seul plus de 120 millions de FCFA. Le choix de l’autoroute de Grand-Bassam comme site expérimental de ce radar «ultramoderne» s’explique par «l’intensité et la gravité des accidents sur cet axe» où des pics de véhicules roulant à plus 196 km/h ont déjà été enregistrés. La vitesse maximale conseillée sur l’autoroute est pourtant de 100 km/h pour les véhicules légers et 70km/h pour les poids lourds. Célestin KOUADIO c.kouadio@acturoutes.info

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