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Les engins R312 Renault acquis par la Sotra et jugés mieux adaptés au transport urbain. Photo DR |
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Transporter 1 million de passagers par jour à une fréquence d’autobus situé entre 3 à 10 minutes. Pour atteindre un tel objectif, la Société des transports abidjanais (Sotra) remplacent les engins de marque Tata par des autobus Renault. Les responsables de la compagnie de transport public ont livré les motifs de ce choix, au cours d’une visite guidée, ce jeudi, sur les Réseaux-bus.
M. Aka Patrice, Directeur de l’exploitation, a mentionné qu’il faut désormais des « véhicules confortables pour la clientèle et adaptés au transport urbain ». Les journalistes invités à cette ronde ont eu le temps de s’en rendre comparant le trajet aller Cocody-Adjamé-Port Bouet dans un engin du constructeur indien et le retour Port Bouet- Cocody dans un R312 de Renault.
A ce souci de d’aisance pour l’usager s’ajoute la question sécuritaire expliquée par le chef du service technique au Réseau-Bus de Cocody. M. Niamkey Thomas a indiqué que 50% des pannes des engins sur les routes étaient enregistrés sur des bus de marque Tata représentant 1/4 du parc. Tandis que les véhicules de la marque française, Renault, n'enreigistrent que 9% des pannes.
Enfin, le critère financier n’est pas moins important puisqu’avec un capital de 4,7 milliards CFA, la Direction générale a pu acquérir 300 autobus alors que la facture du dernier arrivage d’autobus Tata, en 2006, a laissé des dettes dans les caisses de la Sotra.
Les signes positifs de cette option stratégique se traduisent, à titre d’exemple, par un parc de 230 engins dont 125 fonctionnels à Cocody, et 97 engins à Port-Bouet. Ce dépôt, en particulier, était totalement en déficit avec 22 autobus pour 500 agents au lendemein de la crise psotélectorale. Ce qui a occasionné sa fermeture en Juin 2011 avant d’être rouvert en Avril 2012.
Le Directeur d’exploitation a précisé que le parc automobile actuel de la Sotra, évalué à 600 autobus dont 500 en circulation, est en « évolution croissante » avec un trafic passagers mensuel qui est passé de 1 million en Avril 2011, à 15 millions en Avril 2012.
Mais M. Aka Patrice n’a pas manqué de souligner certains obstacles à la marche de l’entreprise vers une vitesse de croisière. Notamment, le mauvais était de la voirie, l’occupation des sites propres par des commerçants et autres usagers, comme constaté sur le boulevard Nagui Abrogoua, à Adjamé, ralentissant la vitesse commerciale de la société.
Célestin KOUADIO
c.kouadio@acturoutes.info