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Les agents du CNSI disent payer cher les déplacements sur les lieux de récensement. Ph. DR |
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Interrogé sur Onuci FM, l’un des agents de la Commission nationale de supervision de l’identification (CNSI), à Duekoué, (Ouest de la Côte d’Ivoire), s’est plaint des frais engloutis dans le transport pour exécuter leur mission. « C’est nous-mêmes qui payons le carburant pour rouler nos motos. En cas de panne, c’est à nos propres frais que nous réparons nos machines », a-t-il déploré pour justifier la grogne qui couve dans les 70 Commissions locales réparties sur l’ensemble du territoire national.
Comme lui, les autres agents recenseurs du CNSI menacent de bloquer la vérification des listes électorales actuellement en cours, si leurs indemnités ne sont pas payées urgemment.
Contrairement aux agents des zones urbaines, les agents des zones rurales avaient à faire la navette entre les villages lors des différentes phases de l’opération d’identification de la population en vue des futures élections présidentielles. Pourtant, le confort de circulation ne figure pas parmi les qualités des routes et pistes rurales, défoncées par le manque d’entretien.
Les arriérés de paiement, comme le rapporte une correspondance de presse, remontent jusqu’aux audiences foraines d’octobre à décembre 2007.
Malgré les promesses d’Alain Lobognon, 1er vice-président de la Cnsi qui soutenait la semaine dernière dans un journal de la place que le gouvernement a dégagé les moyens et que leur argent leur sera donc payé, les plaignants disent n’avoir reçu, jusqu’à présent, aucun centime pour tout le travail effectué.
Célestin KOUADIO c.kouadio@acturoutes.info |