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Le bitumage, étape essentielle sur tous les axes en réhabilitation. Photo : Acturoutes |
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Le couloir central du boulevard Nangui Abrogoua (commune d’Adjamé) est fermé au trafic automobile comme l’a constaté récemment Acturoutes. Une équipe d’ouvriers des travaux publics et du bâtiment a investi les lieux, à notre passage mercredi, camions et rouleau compresseur à l’appui, et s’occupait à étaler une couche de bitume sur le segment situé à la hauteur de la grande mosquée.
Malgré les rubans de délimitation déployés sur l’espace, on observait des piétons se hasardaient sur le bitume chaudement posé, apparemment pour le compte du programme d’urgence d’infrastructures urbaines (PUIUR).
La bonne affaire pour les commerçants gagnant ainsi davantage d’espace sur ce couloir initialement réservé au transport urbain, précisément au autobus de la Société des transports abidjanais (SOTRA) et qu’ils ont réduit à une portion congrue par des installation anarchiques.
Des travaux avaient déjà été entamés, il y a quelques mois, sur une autre portion de cette même voie de circulation, non loin des locaux de la Mairie. Il s’agissait là de réhabiliter le système d’assainissement suite à l’affaissement d’une partie du bitume rendant périlleux tout mouvement de voiture en ce point.
Conséquence, les autobus, les camions de transport de marchandises, les taxis, et les commerçants omniprésents se disputent aujourd’hui une seule chaussée dans chaque sens, sur toute la longueur du boulevard, dans un désordre impressionnant.
Il serait faux de croire à une situation d’exception. Dans la cas du boulevard Nangui Abrogoua, les bouchons, la voie impraticable et encombrée par des commerçants coriaces est bien la règle. Et sur une distance d’environs 1 km, l’automobiliste est souvent contraint à passer au moins une demi-heure pour voir le bout du tunnel.
Célestin KOUADIO
c.kouadio@acturoutes.info